Journée de mobilisation et plaidoyer des aide-ménagères à Bamako

Plus de 700 aide-ménagères ont pris part à la journée de Mobilisation et de Plaidoyer des aide-ménagères  initiée par le GRADEM en collaboration avec le parlement national des enfants du Mali et les organisations membres du réseau de Lutte Contre les Pires Forme de Travail des enfants au Mali (APJEC, APSEF, APAFE MUSO DAMBE, SOLI-AM, TDM, MTC Mali, AEJT et GRADEM).

Les messages été  :

« Un autre regard sur les jeunes filles aide-ménagères dans nos foyers »,  Agissons !

Les organisations d'enfants et jeunes ont été mobilisé et ont répondu massivement à l'appel du GRADEM : Pionniers, les scouts, les Amis de Kisiton et d'autres enfants plus de 350 environs .

La cérémonie a été présidé par le Directeur national de l'enfant et de la famille M. Bakary TRAORE, qui n'a pas manqué de mots pour remercier les organisateurs et soutenir l'initiative.

Extrait du discours:

La mobilisation en ce jour de plus de 700 aide-ménagères est une démonstration qui en dit long pour ceux qui connaissent l’occupation d’une aide-ménagères dans nos familles. La collaboration entre le Parlement national des enfants et les membres du réseau de Lutte Contre les Pires Formes de Travail faites aux Enfants sous le leadership du Groupe de Recherche Action Droits de l’Enfant Mali (GRADEM) est une initiative salutaire.

Le thème « Un autre regard sur les aide-ménagères dans nos familles, agissons» nous interpelle tous. Mais plus particulièrement vous les enfants : Pionniers, amis de Kisito, Scouts, élèves, pour construire un Mali de Paix, de Solidarité, de Pardon et prospère.

En collaboration avec les grands logeurs, les structures d’orientation à l’emploi, les associations de femmes et de jeunes des communes 3, 4 ; 5 et 6 ont de janvier 2016 à nos jours touché 1.109 jeunes filles aide-ménagères actives qui connaissent leurs droits et devoir de travailleuses domestiques, d’avoir régulièrement leur salaire, et de moins de violence au travail, etc.

Mais force est de constater qu’il reste des efforts à fournir par les employeurs, les parents, la communauté et l’Etat pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie au sein de nos foyers.

Je suis témoin du travail de formation des jeunes filles aide-ménagères opéré par les organisations ici présentes. Cependant, la protection des jeunes filles aide-ménagères est à plusieurs niveaux de responsabilités :

-       les parents au village qui ne doivent pas envoyer les enfants de moins de 15 ans en exode ;

-       les grands logeurs, les structures de placement/ d’orientation ne doivent pas placer à l’emploi un enfant de moins de 15 ans c’est puni par la loi.

-       Les employeurs ne doivent pas non plus accepter d’employer un enfant de moins de 15 ans, le code du travail ne l’autorise pas. Il peut être poursuivi pour abus sur l’enfant.

-       L’Etat, veille à la bonne application des textes juridiques protégeant les enfants travailleurs.

J’invite la population, les organisations féminines et les services de protection de l’enfant à veiller pour une meilleure protection des droits des enfants qui sont en situation de travail ; aussi de faire usage du devoir de signalement en cas de maltraitance sur une aide-ménagère à nos structures de protection dont la Brigade des Mœurs et protection de l’enfant.

Chers enfants, donnez-vous la main, afin que notre pays le Mali, soit et demeure un endroit de solidarité, de fraternité. Main dans la main pour un Mali plus beau et digne de ses enfants sans distinction de races, de niveau social, d’ethnie, de religion.

Que Dieu bénisse le Mali.